Let’s play TERA!

Je suis une grande adepte des MMORPG, comme vous avez peut-être pu le constater dans un article précédent où j’explique mon attirance suprême pour ce type de jeux. Il m’arrive donc d’en essayer des nouveaux de temps en temps, ou de revenir sur certains titres après une longue absence. C’est aussi le cas de TERA dont je veux vous parler aujourd’hui. A vos claviers, l’aventure commence !

I’m a big fan of the MMORPG, as you may have already read so in my previous post where I explain how supremely drawn I am to this type of games (French version only, sorry!). I happen to try new games from time to time or to get back to some I used to play a while ago. This is also the case of TERA that I would like to introduce you to today. Grab your keyboards, let the adventure begin!

TERA est un MMORPG free to play sorti initialement en 2011, édité par Bluehole Studio et développé en Europe par Gameforge. L’univers est plutôt orienté vers le médiéval fantastique, avec un monde assez vaste et coloré. Autant la phase de leveling peut se faire parfaitement en solitaire et entièrement en PvE, il paraît que le end game serait avant tout ciblé sur du PvP, avec un système politique assez développé.

TERA is a free to play MMORPG initially released in 2011, edited by Bluehole Studio and developed in Europe by Gameforge. The universe is rather fantasy medieval oriented, with a vast and colorful world. Although you can go through the leveling phase entirely solo and PvE, it seems that the end game part concentrates more on the PvP with a rather strong political system.

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La magie des MMORPG

Je suis malade : abonnée au Fervex et au Doliprane, je crois aussi que j’ai fait réaliser une progression du chiffre d’affaires par rapport au N-1 de la supérette du coin rien qu’en y achetant des mouchoirs. Bref, ce n’est pas aujourd’hui que je suis au top de la forme. Et contrairement à tout le reste de l’humanité qui dans un cas similaire irait dormir ou planerait grâce aux anti-douleurs devant la télé, je n’arrive pas à décoller de mon PC. Pour vous raconter mes malheurs certes, mais surtout… pour jouer. A un MMORPG, qui plus est.

Capitaine Crobe-mi au rapport, parlons des MMORPG !
Capitaine Crobe-mi au rapport, parlons des MMORPG !

Instant dico avec Nyanla : MMORPGLe terme MMORPG correspond à Massive Multiplayer Online Role Playing Game ; un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur. On incarne un personnage dont on choisit les caractéristiques et on le fait évoluer à travers des quêtes, des combats, de l’artisanat, de multiples aventures variées dans un monde persistant, tout en interagissant avec d’autres personnes connectées ainsi au jeu. Parmi les MMORPG les plus connus nous pourrions citer notamment World of Warcraft, mais il en existe des centaines sur le marché, aussi bien payants que gratuits.

Ceux qui me connaissent savent que j’en suis une grande adepte et j’ai pu en tester quelques uns. EverQuest II, Aion, Runes of Magic, TERA, Allods, Hello Kitty Online (si, si !), Star Wars the Old Republic, The Lord of the Rings Online, Final Fantasy XIV, Guild Wars 2… la liste n’est pas exhaustive, et je suis trèèèèès loin d’avoir fait le tour de tout ce qui existe dans ce domaine sur la Toile. En ce moment surtout sur LOTRO, je ne m’en lasse jamais. Ma foi, il y a même des projets cross-media comme Noob qui parlent d’un MMORPG qui n’existe même pas et qui cartonnent. Mais du coup je me suis posé la question :

qu’est-ce qui fait que les « meuporgs » rencontrent un succès fou dans le monde entier…?

Eléments de réponse par une geekette enrhumée !

Deviens qui tu veux

Qui aurait cru que je trouverais un jour qu’être haute comme trois pommes, boudinée et avoir des pieds très poilus, c’est la classe ultime… Et pourtant, j’adore créer des personnages hobbit ! Mais aussi elfes, humanoïdes félins (vive les oreilles de chat !), petits trucs avec des bouilles kawaii qui n’hésiteront pas à couper la tête de l’ennemi avec l’énorme hache qu’ils trimbalent sur le dos… Plus sérieusement, chaque MMORPG dispose de son propre univers dans lequel il y aura de différentes races, classes, capacités etc. Tout en respectant ces règles, on peut toutefois créer absolument tout et n’importe quoi comme personnage. Physique, compétences, histoire… à moi de m’inventer des caractéristiques qui me plaisent et avec lesquelles je pourrai m’identifier !

Pars à l’aventure pour sauver le monde (ou pas)

Le sort du village, du pays, de la faction, du monde, voire de la galaxie toute entière repose souvent sur les épaules du héros que nous incarnons.  Autant ça peut faire du bien de jouer le gentil qui combat les méchants et que tout le monde admire, des fois c’est aussi assez jouissif de basculer vers le côté obscur de la Force, et en bon Sith qui se respecte semer la panique générale et le massacre où qu’on aille.

Botte les fesses des méchants avec tout plein de super pouvoirs

Parce que pour sauver l’univers ou le détruire (au choix, hein), on dispose la plupart de temps de super pouvoirs, d’objets ou de compagnons qui nous rendent carrément badass. Tu as toujours voulu voler dans les cieux en chevauchant un dragon ? Livrer des combats épiques avec un sabre laser dont le vrombissement donne la chair de poule à chaque mouvement ? Devenir le meilleur maître pâtissier du continent ? Tout est possible, il n’y a qu’à choisir le jeu le mieux adapté à nos folles envies de pouvoir et de reconnaissance de nos talents cachés.

Découvre des activités banales sous un autre jour

Il n’y a pas que la gloire dans ce type de jeux ; on peut très bien y trouver aussi des choses faisant le lien avec la vie IRL, ou encore des choses complètement inutiles. Exemple ? Je ne me vois pas trop de passer des heures à ramasser des cailloux et divers membres et entrailles d’animaux pour fabriquer moi-même des armes ou des potions. Je ne passerai pas non plus ma vie à tenter de repêcher un tabouret perdu par l’un des villageois avec une canne à pêche composée d’une branche et d’un fil d’une résistance douteuse. Si on me demandait de faire des milliers de kilomètres et plusieurs allers-retours entre deux personnes pour transmettre à chacun leurs messages, je pense que je leur proposerais plutôt une séance skype et qu’ils me fichent la paix. Mais bizarrement, dans le jeu où ces tâches d’apparence nulles deviennent virtuelles et permettent d’avancer, je les accepte sans problème et pire encore, je prends carrément plaisir à les accomplir. Et puis sérieusement, qui n’a jamais rêvé de parcourir toute la Terre du Milieu en tant que petit poulet inoffensif…?

Quand je ne protège pas la Communauté de l’Anneau contre Sauron, je me transforme en poulet vagabond redoutable. On a la classe ou on ne l’a pas.
Quand je ne protège pas la Communauté de l’Anneau contre Sauron, je me transforme en poulet vagabond redoutable. On a la classe ou on ne l’a pas.
Comble ton âme de collectionneur

Des familiers, des montures, des tenues de cérémonie, des titres, des récompenses de réputation, des trophées, des babioles qui brillent et qui n’ont strictement aucune utilité… Tout peut se collectionner. Tel un entraîneur de Pokémons qui veut tous les attraper, je passe souvent en question d’honneur de terminer entièrement diverses collections à la noix que les différents jeux peuvent proposer. La satisfaction qui peut en découler est vraiment surprenante, surtout vu la difficulté à obtenir certains de ces objets ! Ajoutez à cela le fait que certains succès sont cachés et ce n’est qu’en explorant qu’on peut les découvrir, si vous avez la moindre fibre collectionneur, autant dire que vous allez vouloir tout faire.

Soit fier de ton évolution et de tes accomplissements

Toutes ces victoires au combat, ces créations d’artisanat critiques, ces prouesses cachées accomplies et ces merdouilles mignonnes collectionnées témoignent non seulement de l’investissement personnel dans le jeu, mais surtout dans le personnage qui est censé nous représenter. Ça fait quand même plaisir de se dire  qu’on a réussi un raid à 24 personnes du premier coup, qu’on a persévéré pour trouver la solution d’une énigme tordue sans recourir aux tutoriels présents sur le net, qu’on a fait le meilleur score dans l’arène PVP, que grâce à nos compétences maîtrisées de soigneur personne n’est tombé au combat lors d’une instance en mode difficile… Il s’agit d’une activité assez chronophage certes, mais qui nous transporte entièrement vers un autre univers dans lequel on a toujours envie de se dépasser et d’aller encore plus loin !

Rencontre des gens et partage de bons moments avec des personnes que tu n’aurais jamais croisé irl

Tout ça c’est bien beau, mais ça l’est encore plus grâce à l’aspect massivement multijoueur. Souvent les MMORPG sont construits de manière à nous obliger de coopérer avec d’autres pour avancer. Cela permet de créer des communautés in game d’entraide et d’échange, par écrit sur le chat ou à l’oral grâce aux logiciels vocaux. Ces dernières rassemblent ainsi des personnes parfois même des quatre coins du monde selon les serveurs avec qui on peut facilement nouer des liens d’amitié allant parfois bien au-delà, laissant le jeu de côté et donnant lieu à une belle aventure humaine, cette fois-ci bien réelle. Il m’est déjà arrivé d’organiser des rencontres dans la vraie vie avec des personnes connues par le biais d’un MMORPG que j’ai vraiment appréciées, et à chaque fois c’était une expérience absolument formidable !

Après tout ce pavé, un petit mot de conclusion s’impose. Pour moi, un MMORPG est au final un excellent conte moderne interactif : un personnage qu’on aime et qui nous reflète d’une manière ou d’une autre, dans un monde persistant auquel on adhère, où on écrit sa propre histoire avec d’autres personnes, le tout dans une ambiance de détente et de challenge relevé. Un passe-temps qui nous transporte dans un monde imaginaire et qui permet de se détacher de la grisaille du quotidien, tout en donnant la possibilité de rencontrer d’autres passionnés et de simplement bien s’amuser.

Et toi, à quoi tu joues ?

Geek au féminin – introduction

« Mais tu joues comme une fille ! »

Bravo banane, j’en suis une. Comme toutes celles qui ont tenu une manette ou qui ont posé les doigts sur le clavier le temps d’une partie de jeu sous un œil attentif et surtout sceptique de leurs homologues masculins, j’ai déjà entendu cette phrase.

Alors d’accord, je ne vais pas tout de suite me mettre en mode expert / sadique / cauchemar / apocalypse de la mort qui tue pour découvrir les mécanismes d’un jeu.
OK, il m’arrive de spammer frénétiquement toutes les touches de la manette (accompagnée des cris du désespoir de mon cher et tendre : « Tu vas la casser. TU VAS LA CASSER. AAAAH COMMENT TU PEUX FAIRE CA ! ») en espérant de faire un combo que j’avais la flemme d’apprendre par cœur dans le tuto… et mieux encore : des fois, ça marche.
J’avoue, je suis également capable de passer des heures à chercher sur le net le skin de la tenue idéale pour mon perso dans un MMORPG, ou à collectionner des familiers ou autres trucs qui brillent absolument vitaux pour ma survie. Mon leitmotiv dans certains jeux est : plus inutile, mieux c’est. Parce que c’est amusant, tout simplement.

Donc pour résumer : je suis une fille et je joue, il est ainsi probable que je joue comme une fille. Philosophie du jour, bonjour.

Une dédicace de l'homme-gazelle, toujours aussi ardent dans sa lutte contre l'expansion des geekettes.
Une dédicace de l’homme-gazelle, toujours aussi ardent dans sa lutte contre l’expansion des geekettes.

Rassurez-vous, il ne s’agit pas ici de mener une énième croisade féministe, de crier haut et fort l’égalité des sexes peu importe le domaine et tout ce blabla. Je respecte les avis de chacun et je ne vois pas l’intérêt de développer ce sujet.

A mes yeux, rien n’est une vérité absolue, tout comme l’expression « jouer comme une fille » n’a pour moi ni une connotation négative, ni positive d’ailleurs. Car rappelez-vous, le tout premier mot est « jouer ». Jusque la preuve du contraire, on parle du divertissement, il est donc normal que chacun le perçoive à sa manière. Pour les uns (et unes, hein), ce sera de terminer sur la première place d’un classement digne de pro gamers, pour les autres ce sera plutôt de passer une soirée réussie autour d’un bon scénario de role play… et certains, comme moi, s’éclateront comme des petits fous à chasser des papillons ou autres smourbiffs pour compléter leurs collections.

Enfin, il est tout à fait possible de tomber sur un boulet dans une équipe formée de manière aléatoire, quel que soit son sexe. Et là, on ne s’intéresse plus à son anatomie ; on dit juste qu’il joue comme un plot.

 

P.S.
Je tiens à préciser que je n’ai encore jamais cassé une manette de jeux. Il y en avait juste une, quand j’étais plus jeune, qui n’était pas de très bonne qualité et s’est désintégrée toute seule. Promis.